L’agriculture traditionnelle itinrante comme menace de l’environnement forestier: quelles solutions

La fort dense quatoriale couvrait autrefois un peu plus du tiers de la superficie de la Cte d’Ivoire, aujourd’hui elle n’en couvre plus qu’environ le quart. Un phnomne apparat au premier plan comme cause principale de la destruction forestire: la culture itinrante sur brlis, pratique par la majorit des peuples africains et notamment par les communauts villageoises du sud forestier de la Cte d’Ivoire. Le ‘gaspillage’ forestier nat de la notion fausse qui fait que dans l’esprit des paysans seule la fort vierge est terre cultivable et fertile. Pour viter l’appauvrissement des sols et la destruction de la fort, l’auteur recommande l’instauration d’une taxe foncire comme moyen de pallier au gaspillage forestier. Aux yeux du cultivateur, la fort, qui n’a pas de prix, est un bien non conomique. L’auteur estime que si une taxe foncire tait impose sur un lopin de fort supplmentaire au prorata de la superficie alloue aux nouvelles exploitations, cette taxe aura le triple avantage de freiner ‘la course la fort’, de faire utiliser beaucoup plus rationnellement les espaces dj occups et de contraindre les paysans reconvertir les jachres abandonnes prs des villages en terres de culture. Pour inciter les paysans cette reconversion, un programme d’exprimentation destin comparer des rsultats sur lopins forts et lopins jachres pourrait tre conseill en complment de la fiscalit foncire. Bibliogr., notes, rf., rs. en anglais.

Title: L’agriculture traditionnelle itinrante comme menace de l’environnement forestier: quelles solutions
Author: Roche, Seka Pierre
Year: 1998
Periodical: Africa Development: A Quarterly Journal of CODESRIA (ISSN 0850-3907)
Volume: 23
Issue: 2
Pages: 85-97
Language: French
Notes: biblio. refs., ills.
Geographic terms: Ivory Coast – Cte d’Ivoire
West Africa
External link: https://www.jstor.org/stable/43658019
Abstract: La fort dense quatoriale couvrait autrefois un peu plus du tiers de la superficie de la Cte d’Ivoire, aujourd’hui elle n’en couvre plus qu’environ le quart. Un phnomne apparat au premier plan comme cause principale de la destruction forestire: la culture itinrante sur brlis, pratique par la majorit des peuples africains et notamment par les communauts villageoises du sud forestier de la Cte d’Ivoire. Le ‘gaspillage’ forestier nat de la notion fausse qui fait que dans l’esprit des paysans seule la fort vierge est terre cultivable et fertile. Pour viter l’appauvrissement des sols et la destruction de la fort, l’auteur recommande l’instauration d’une taxe foncire comme moyen de pallier au gaspillage forestier. Aux yeux du cultivateur, la fort, qui n’a pas de prix, est un bien non conomique. L’auteur estime que si une taxe foncire tait impose sur un lopin de fort supplmentaire au prorata de la superficie alloue aux nouvelles exploitations, cette taxe aura le triple avantage de freiner ‘la course la fort’, de faire utiliser beaucoup plus rationnellement les espaces dj occups et de contraindre les paysans reconvertir les jachres abandonnes prs des villages en terres de culture. Pour inciter les paysans cette reconversion, un programme d’exprimentation destin comparer des rsultats sur lopins forts et lopins jachres pourrait tre conseill en complment de la fiscalit foncire. Bibliogr., notes, rf., rs. en anglais.