tude compare de nouvelles institutions constitutionnelles africaines: ignorance du modle ngro-africain de socit postnationale, noconstitutionnalisme de pacotille et absence de l’esprit des lois

Cet article fait le point sur le travail de production des constitutions et des institutions dites ‘dmocratiques’ en Afrique noire. D’une part, l’auteur souligne les changements introduits par les nouvelles constitutions, en mettant en exergue ce qui les distingue des constitutions monocratiques octroyes par l’tat au parti unique des annes 1960-1980; d’autre part, il montre que par-del les mrites des confrences nationales souveraines et autres forums dmocratiques, ces assembles n’ont pas pos la question vitale laquelle il tait urgent de rpondre, savoir: face aux socits africaines plurales ou multiculturelles, quel modle d’tat et de socit dmocratiques sont-elles capables de produire? En revanche, ces assembles se sont contentes de copier les textes constitutionnels de l’Occident. L’auteur distingue trois contextes sociohistoriques de la transition dmocratique dans lesquels le mimtisme des institutions constitutionnelles s’est produit. Pourtant, les socits africaines prcoloniales, lorsqu’elles ont cr l’tat dit ‘segmentaire’, ont labor un tat postnational, c’est–dire un tat multinational ou multiethnique. L’auteur postule la radaptation de ce modle ngro-africain la nouvelle donne dmocratique de cette fin du sicle. Rs. en anglais (p. 99-103).

Title: tude compare de nouvelles institutions constitutionnelles africaines: ignorance du modle ngro-africain de socit postnationale, noconstitutionnalisme de pacotille et absence de l’esprit des lois
Author: Tshiyembe, Mwayila
Year: 1997
Periodical: Prsence africaine
Issue: 156
Pages: 37-98
Language: French
Geographic term: Subsaharan Africa
Abstract: Cet article fait le point sur le travail de production des constitutions et des institutions dites ‘dmocratiques’ en Afrique noire. D’une part, l’auteur souligne les changements introduits par les nouvelles constitutions, en mettant en exergue ce qui les distingue des constitutions monocratiques octroyes par l’tat au parti unique des annes 1960-1980; d’autre part, il montre que par-del les mrites des confrences nationales souveraines et autres forums dmocratiques, ces assembles n’ont pas pos la question vitale laquelle il tait urgent de rpondre, savoir: face aux socits africaines plurales ou multiculturelles, quel modle d’tat et de socit dmocratiques sont-elles capables de produire? En revanche, ces assembles se sont contentes de copier les textes constitutionnels de l’Occident. L’auteur distingue trois contextes sociohistoriques de la transition dmocratique dans lesquels le mimtisme des institutions constitutionnelles s’est produit. Pourtant, les socits africaines prcoloniales, lorsqu’elles ont cr l’tat dit ‘segmentaire’, ont labor un tat postnational, c’est–dire un tat multinational ou multiethnique. L’auteur postule la radaptation de ce modle ngro-africain la nouvelle donne dmocratique de cette fin du sicle. Rs. en anglais (p. 99-103).