Entreprises trangres et activits industrielles en Afrique de l’Ouest

L’investissement tranger en Afrique de l’Ouest connat, depuis quelques annes, un mouvement de retrait. Afin d’expliquer ce processus de dsinvestissement, l’auteur s’interroge sur les raisons qui ont t l’origine de l’implantation de groupes trangers sur le continent. Pour connatre les stratgies mises en oeuvre dans l’installation des groupes franais en Afrique de l’Ouest, il a men une enqute auprs de 13 directions gnrales de groupes franais qui ont des activits industrielles en Afrique de l’Ouest, et auprs de 30 de leurs filiales sur le continent africain. Il en ressort que les stimulants fiscaux, faisant partie de la politique d’import-substitution des tats africains, n’occupent qu’une place secondaire comme facteur d’implantation. Il s’avre que la stabilit de la demande et surtout le facteur risque constituent des variables essentielles, qui dterminent l’attitude de l’investisseur. Les crises conomique, financire et sociale qui secouent actuellement le continent ont des consquences directes sur l’apprciation, par les investisseurs trangers, du risque auquel ils s’exposeraient en y maintenant des placements. Bibliogr., notes, rf., rs. en anglais.

Title: Entreprises trangres et activits industrielles en Afrique de l’Ouest
Author: Kaka, Amadou
Year: 1993
Periodical: Africa Development: A Quarterly Journal of CODESRIA (ISSN 0850-3907)
Volume: 18
Issue: 2
Pages: 79-95
Language: French
Geographic terms: West Africa
France
External link: https://www.jstor.org/stable/43657924
Abstract: L’investissement tranger en Afrique de l’Ouest connat, depuis quelques annes, un mouvement de retrait. Afin d’expliquer ce processus de dsinvestissement, l’auteur s’interroge sur les raisons qui ont t l’origine de l’implantation de groupes trangers sur le continent. Pour connatre les stratgies mises en oeuvre dans l’installation des groupes franais en Afrique de l’Ouest, il a men une enqute auprs de 13 directions gnrales de groupes franais qui ont des activits industrielles en Afrique de l’Ouest, et auprs de 30 de leurs filiales sur le continent africain. Il en ressort que les stimulants fiscaux, faisant partie de la politique d’import-substitution des tats africains, n’occupent qu’une place secondaire comme facteur d’implantation. Il s’avre que la stabilit de la demande et surtout le facteur risque constituent des variables essentielles, qui dterminent l’attitude de l’investisseur. Les crises conomique, financire et sociale qui secouent actuellement le continent ont des consquences directes sur l’apprciation, par les investisseurs trangers, du risque auquel ils s’exposeraient en y maintenant des placements. Bibliogr., notes, rf., rs. en anglais.