L’conomie soudanaise en dsarroi

Le rve de faire du Soudan le ‘grenier du monde arabe’ a fait long feu. Aujourd’hui, l’conomie soudanaise est sinistre, et l’Etat est en banqueroute. L’aide extrieure semble produire des effets pervers, et le Soudan, incapable de payer ses arrirs, ne peut plus obtenir du FMI un nouveau soutien financier. Cette situation se rpercute sur tous les secteurs de l’conomie, des communications aux sources d’nergie, de l’industrie embryonnaire aux services dficients. Mais l’agriculture et l’levage demeurent les deux piliers de l’conomie, en dpit de la mdiocrit de leurs performances: or, la vie rurale traditionnelle est fragilise par la mcanisation, le secteur irrigu est dfavoris par le maintien de prix trop bas, trs infrieurs aux cours mondiaux, le secteur pluvial mcanis est handicap par une occupation illgale des sols, tolre par les autorits, au profit des notables locaux. Mais ce bilan dsastreux n’exclut pas la possibilit de remdes comme la gnralisation du crdit, une gestion plus souple des fermes, et surtout la libralisation des prix de vente des produits agricoles. L’affairisme, aujourd’hui dominant, peut encore faire place un dveloppement plus rationnel. Notes, rf.

Title: L’conomie soudanaise en dsarroi
Author: Lavergne, M.
Year: 1989
Periodical: Maghreb Machrek: monde arabe
Issue: 124
Pages: 41-61
Language: French
Geographic term: Sudan
Abstract: Le rve de faire du Soudan le ‘grenier du monde arabe’ a fait long feu. Aujourd’hui, l’conomie soudanaise est sinistre, et l’Etat est en banqueroute. L’aide extrieure semble produire des effets pervers, et le Soudan, incapable de payer ses arrirs, ne peut plus obtenir du FMI un nouveau soutien financier. Cette situation se rpercute sur tous les secteurs de l’conomie, des communications aux sources d’nergie, de l’industrie embryonnaire aux services dficients. Mais l’agriculture et l’levage demeurent les deux piliers de l’conomie, en dpit de la mdiocrit de leurs performances: or, la vie rurale traditionnelle est fragilise par la mcanisation, le secteur irrigu est dfavoris par le maintien de prix trop bas, trs infrieurs aux cours mondiaux, le secteur pluvial mcanis est handicap par une occupation illgale des sols, tolre par les autorits, au profit des notables locaux. Mais ce bilan dsastreux n’exclut pas la possibilit de remdes comme la gnralisation du crdit, une gestion plus souple des fermes, et surtout la libralisation des prix de vente des produits agricoles. L’affairisme, aujourd’hui dominant, peut encore faire place un dveloppement plus rationnel. Notes, rf.