Forces sociales et idologies dans la dcolonisation de l’AEF

La dcolonisation de l’Afrique Equatoriale Franaise prsente cette particularit que l’initiative en est venue des pouvoirs coloniaux, mtropolitains et locaux, qui ont au contrler de bout en bout le mouvement d’mancipation politique. Ce n’est pas que les Africains aient subi passivement cette volution. L’analyse des forces sociales montre deux groupes n’tant pas en mesure d’intervenir efficacement et durablement sur la scne politique: l’une, la chefferie, apparat comme une force dclinante dans la conjoncture 1940-1960, ruine la fois par l’volution conomique, les transferts de revenus au sein de la population africaine, l’affirmation de valeurs nouvelles; l’autre, la masse ouvrire, tait trop miett, en termes de localisation et d’organisation, pour mener une action autonome. Ce fut donc la classe montante, la petite-bourgeoisie, qu’chut le rle politique moteur du ct africain: mais, dans les conditions particulires de l’AEF, cette classe ne fut pas capable, ni peut-tre dsireuse, d’laborer une idologie et des pratiques anti-imprialistes ou mme seulement anti-colonialistes. Notes, tab., sum.

Title: Forces sociales et idologies dans la dcolonisation de l’AEF
Author: M’Bokolo, Elikia
Year: 1981
Periodical: The Journal of African History
Volume: 22
Issue: 3
Pages: 393-407
Language: French
Geographic term: French Equatorial Africa
External link: https://www.jstor.org/stable/181810
Abstract: La dcolonisation de l’Afrique Equatoriale Franaise prsente cette particularit que l’initiative en est venue des pouvoirs coloniaux, mtropolitains et locaux, qui ont au contrler de bout en bout le mouvement d’mancipation politique. Ce n’est pas que les Africains aient subi passivement cette volution. L’analyse des forces sociales montre deux groupes n’tant pas en mesure d’intervenir efficacement et durablement sur la scne politique: l’une, la chefferie, apparat comme une force dclinante dans la conjoncture 1940-1960, ruine la fois par l’volution conomique, les transferts de revenus au sein de la population africaine, l’affirmation de valeurs nouvelles; l’autre, la masse ouvrire, tait trop miett, en termes de localisation et d’organisation, pour mener une action autonome. Ce fut donc la classe montante, la petite-bourgeoisie, qu’chut le rle politique moteur du ct africain: mais, dans les conditions particulires de l’AEF, cette classe ne fut pas capable, ni peut-tre dsireuse, d’laborer une idologie et des pratiques anti-imprialistes ou mme seulement anti-colonialistes. Notes, tab., sum.