M-tissages: de la culture ngre aux cultures de l’universel

Malgr l’influence que des penseurs tels que Kant, Gobineau ou Buffon aient pu avoir sur sa pense, Lopold Sdar Senghor remet constamment en question la notion de puret caractristique des dfinitions biologiques des races au XIXe et au XXe sicles et leur corollaire, la conception essentialiste des cultures. Senghor dveloppe le concept de mtissage comme constitutif de toute entit raciale et/ou culturelles. La culture de l’universel, la manifestation la plus parfaite des mtissages culturels, n’est cependant pas similaire aux thories du mtissage et de la crolit dveloppes par des penseurs tels que Jose Vasconcelos et Fernando Ortiz. Chez Senghor, le mtissage est toujours ‘-venir’. En effet, le mtissage, chez lui, n’appelle pas la fin de la diffrence et l’invention d’une civilisation unique qui natrait un moment bien dfini de l’histoire et qui serait la ritration d’une thorie essentialiste des races. Senghor conoit le mtissage au pluriel, car, comme il le dit si souvent, ‘chacun doit tre mtis sa faon’. Notes, rf., rs. en franais et en anglais (p. 146-147). [Rsum extrait de la revue]

Title: M-tissages: de la culture ngre aux cultures de l’universel
Author: Thiam, Cheikh
Year: 2008
Periodical: Revue africaine: philosophie/art, littrature/linguistique, sociologie/conomie
Issue: 3
Pages: 49-55
Language: French
Geographic terms: world
Africa
About person: Lopold Sdar Senghor (1906-2001)
Abstract: Malgr l’influence que des penseurs tels que Kant, Gobineau ou Buffon aient pu avoir sur sa pense, Lopold Sdar Senghor remet constamment en question la notion de puret caractristique des dfinitions biologiques des races au XIXe et au XXe sicles et leur corollaire, la conception essentialiste des cultures. Senghor dveloppe le concept de mtissage comme constitutif de toute entit raciale et/ou culturelles. La culture de l’universel, la manifestation la plus parfaite des mtissages culturels, n’est cependant pas similaire aux thories du mtissage et de la crolit dveloppes par des penseurs tels que Jose Vasconcelos et Fernando Ortiz. Chez Senghor, le mtissage est toujours ‘-venir’. En effet, le mtissage, chez lui, n’appelle pas la fin de la diffrence et l’invention d’une civilisation unique qui natrait un moment bien dfini de l’histoire et qui serait la ritration d’une thorie essentialiste des races. Senghor conoit le mtissage au pluriel, car, comme il le dit si souvent, ‘chacun doit tre mtis sa faon’. Notes, rf., rs. en franais et en anglais (p. 146-147). [Rsum extrait de la revue]