Ambiguts des littratures anglophones

Les littratures anglophones en Afrique abondent en ambiguts. Les crivains doivent choisir le genre qui leur convient, qu’il s’agisse du thtre, de la posie, du roman, de la nouvelle ou du pamphlet. De ce fait, ils choisissent un type de lectorat. Par ailleurs, en retenant la langue anglaise comme mdium, ils s’adressent au monde de l’anglophonie tout autant qu’ leurs frres africains vivant sur le mme continent. Or, les gots de ces divers publics sont bien diffrents. L’crivain va donc effectuer de nouveaux choix, proprement politiques ceux-l: qui va-t-il donner la priorite? D’ailleurs, pendant toute une priode, et encore aujourd’hui, le sort des crivains africains s’est retrouv entre les mains de maisons d’dition dont le sige tait Londres, beaucoup plus qu’ Lagos ou Johannesburg. De plus, la cration littraire n’est pas un simple jeu de miroirs nous renvoyant des images de la ralit. L’crivain est aussi un acteur qui intervient sur le champ de la politique et l’crivain africain vit dans des socits en pleine mutation. Une dernire particularit de l’crivain africain est la mmoire littraire qui leur est propre, celle de l’oralit. L’auteur du prsent article propose un panoramique des diffrentes tapes parcourues par ces littratures, en cernant chaque occasion ce qui a pu se passer entre le champ de la cration littraire et celui de la politique. L’auteur conclut que les littratures africaines anglophones ne manquent pas de ressources et semblent capables de rebondir, grce une crativit tonnante. D’un point de vue linguistique, elles ont fait preuve, tout au long de leur histoire, d’une libert de manipulation de la langue du colonisateur que leurs soeurs francophones pourraient leur envier. Rf. [Rsum ASC Leiden]

Title: Ambiguts des littratures anglophones
Author: Svry, Jean
Year: 2004
Periodical: Gopolitique africaine
Issue: 13
Pages: 101-115
Language: French
Geographic term: English-speaking Africa
Abstract: Les littratures anglophones en Afrique abondent en ambiguts. Les crivains doivent choisir le genre qui leur convient, qu’il s’agisse du thtre, de la posie, du roman, de la nouvelle ou du pamphlet. De ce fait, ils choisissent un type de lectorat. Par ailleurs, en retenant la langue anglaise comme mdium, ils s’adressent au monde de l’anglophonie tout autant qu’ leurs frres africains vivant sur le mme continent. Or, les gots de ces divers publics sont bien diffrents. L’crivain va donc effectuer de nouveaux choix, proprement politiques ceux-l: qui va-t-il donner la priorite? D’ailleurs, pendant toute une priode, et encore aujourd’hui, le sort des crivains africains s’est retrouv entre les mains de maisons d’dition dont le sige tait Londres, beaucoup plus qu’ Lagos ou Johannesburg. De plus, la cration littraire n’est pas un simple jeu de miroirs nous renvoyant des images de la ralit. L’crivain est aussi un acteur qui intervient sur le champ de la politique et l’crivain africain vit dans des socits en pleine mutation. Une dernire particularit de l’crivain africain est la mmoire littraire qui leur est propre, celle de l’oralit. L’auteur du prsent article propose un panoramique des diffrentes tapes parcourues par ces littratures, en cernant chaque occasion ce qui a pu se passer entre le champ de la cration littraire et celui de la politique. L’auteur conclut que les littratures africaines anglophones ne manquent pas de ressources et semblent capables de rebondir, grce une crativit tonnante. D’un point de vue linguistique, elles ont fait preuve, tout au long de leur histoire, d’une libert de manipulation de la langue du colonisateur que leurs soeurs francophones pourraient leur envier. Rf. [Rsum ASC Leiden]