La renaissance des institutions non financires

Pendant plusieurs dcennies, les institutions financires internationales (IFI) de Bretton Woods ont exerc leur ‘leadership’ sur la dfinition des besoins des conomies africaines et sur l’octroi des aides l’Afrique. Tandis que le FMI et la Banque mondiale taient unis par le ‘consensus de Washington’ et voyaient la cl de la croissance dans l’instauration de l’conomie de march, le respect des quilibres macroconomiques et une gestion rigoureuse des finances publiques, les institutions non financires, notamment les agences des Nations unies (FAO, Onudi, Cnuced, Pnud, Unicef, Unesco, OIT, etc.), dfinissaient leurs objectifs en termes rels plus qu’en termes financiers. Elles traitaient des besoins absolus de consommation ou d’investissement, plus que des choix sous contrainte de raret dont les IFI voulaient que l’Afrique fasse l’apprentissage. Les institutions non financires ont d accepter d’tre marginalises ou de se rallier. De plus, l’autonomie persistante des ides des institutions non financires a permis des publications introduisant des thmes novateurs, tels les dimensions sociales de l’ajustement, l’indice de dveloppement humain, l’conomie informelle, la scurit alimentaire, dans le champ de vision des IFI. Aprs avoir pass par une phase de rformes, les institutions non financires connaissent aujourd’hui une renaissance, fonde sur la renonciation s’opposer l’conomie de march, mais, simultanment, sur une hausse du niveau de technicit, sur la dfinition de nouvelles formes d’intervention et sur le pouvoir accru des reprsentants des pays non occidentaux. Outre l’action de ses agences spcialises, l’ONU tend assumer un rle croissant dans la dfinition et la mise en oeuvre de l’aide l’Afrique. Ainsi on a assist une certaine unification des objectifs de lutte contre la pauvret dans toutes les institutions internationales. Notes, rf. [Rsum ASC Leiden]

Title: La renaissance des institutions non financires
Author: Coussy, Jean
Year: 2003
Periodical: Gopolitique africaine
Issue: 9
Pages: 169-177
Language: French
Geographic term: Africa
Abstract: Pendant plusieurs dcennies, les institutions financires internationales (IFI) de Bretton Woods ont exerc leur ‘leadership’ sur la dfinition des besoins des conomies africaines et sur l’octroi des aides l’Afrique. Tandis que le FMI et la Banque mondiale taient unis par le ‘consensus de Washington’ et voyaient la cl de la croissance dans l’instauration de l’conomie de march, le respect des quilibres macroconomiques et une gestion rigoureuse des finances publiques, les institutions non financires, notamment les agences des Nations unies (FAO, Onudi, Cnuced, Pnud, Unicef, Unesco, OIT, etc.), dfinissaient leurs objectifs en termes rels plus qu’en termes financiers. Elles traitaient des besoins absolus de consommation ou d’investissement, plus que des choix sous contrainte de raret dont les IFI voulaient que l’Afrique fasse l’apprentissage. Les institutions non financires ont d accepter d’tre marginalises ou de se rallier. De plus, l’autonomie persistante des ides des institutions non financires a permis des publications introduisant des thmes novateurs, tels les dimensions sociales de l’ajustement, l’indice de dveloppement humain, l’conomie informelle, la scurit alimentaire, dans le champ de vision des IFI. Aprs avoir pass par une phase de rformes, les institutions non financires connaissent aujourd’hui une renaissance, fonde sur la renonciation s’opposer l’conomie de march, mais, simultanment, sur une hausse du niveau de technicit, sur la dfinition de nouvelles formes d’intervention et sur le pouvoir accru des reprsentants des pays non occidentaux. Outre l’action de ses agences spcialises, l’ONU tend assumer un rle croissant dans la dfinition et la mise en oeuvre de l’aide l’Afrique. Ainsi on a assist une certaine unification des objectifs de lutte contre la pauvret dans toutes les institutions internationales. Notes, rf. [Rsum ASC Leiden]