‘Nos anctres les Yoruba…’: splendeur et misre de la bourgeoisie yoruba du Nigeria

Le thtre traditionnel yoruba (Yoruba traditional theatre ou Yoruba folk opera) est aujourd’hui en crise. travers cette situation, c’est la problmatique de tout un milieu qui se donne voir. On passe de 1860 1980 de l’ethno-gense yoruba un tiolement progressif dont la droute conomique, violence politique et l’migration constituent quelques traits marquants. Ce processus que d’aucun qualifierait d”ethno-implosion’ peut tre dcrit comme un moment de recomposition violente du tissu social qui se caractrise par une situation anomique et par une parcellisation des centres de pouvoirs et des foyers de violence. Le consensus qu’esprait susciter la bourgeoisie yoruba autour de la fiction culturelle qui tayait le rseau institutionnel hrit des missions du XIXe sicle s’est dissous en raison d’une fragmentation sociale extrme cause par une situation conomique dsastreuse. L’auteur se demande qui, aujourd’hui, peut encore, l’instar de Samuel Johnson (cit en tte de cet article), numrer les noms et narrer l’histoire des rois yoruba depuis l’origine? La filiation tant coupe et le projet nationaliste sabord, les individus qui formaient la bourgeoisie yoruba sont peut-tre nouveau condamns l’errance. Bibliogr., notes, rf., rs. en franais et en anglais. [Rsum extrait de la revue]

Title: ‘Nos anctres les Yoruba…’: splendeur et misre de la bourgeoisie yoruba du Nigeria
Author: Mller, Bernard
Year: 2003
Periodical: Cahiers d’tudes africaines
Volume: 43
Issue: 171
Pages: 483-503
Language: French
Geographic term: Nigeria
External link: http://etudesafricaines.revues.org/1617
Abstract: Le thtre traditionnel yoruba (Yoruba traditional theatre ou Yoruba folk opera) est aujourd’hui en crise. travers cette situation, c’est la problmatique de tout un milieu qui se donne voir. On passe de 1860 1980 de l’ethno-gense yoruba un tiolement progressif dont la droute conomique, violence politique et l’migration constituent quelques traits marquants. Ce processus que d’aucun qualifierait d”ethno-implosion’ peut tre dcrit comme un moment de recomposition violente du tissu social qui se caractrise par une situation anomique et par une parcellisation des centres de pouvoirs et des foyers de violence. Le consensus qu’esprait susciter la bourgeoisie yoruba autour de la fiction culturelle qui tayait le rseau institutionnel hrit des missions du XIXe sicle s’est dissous en raison d’une fragmentation sociale extrme cause par une situation conomique dsastreuse. L’auteur se demande qui, aujourd’hui, peut encore, l’instar de Samuel Johnson (cit en tte de cet article), numrer les noms et narrer l’histoire des rois yoruba depuis l’origine? La filiation tant coupe et le projet nationaliste sabord, les individus qui formaient la bourgeoisie yoruba sont peut-tre nouveau condamns l’errance. Bibliogr., notes, rf., rs. en franais et en anglais. [Rsum extrait de la revue]