Une longue numration de calamits

Le plan d’action de fin du sommet mondial pour un dveloppement durable, qui s’est tenu Johannesburg dbut septembre 2002, s’est rduit l’numration de calamits touchant le monde des pauvres, l’Afrique principalement, sans qu’aucune rponse ne soit apporte qui engage les pays riches de la plante. aucun moment des dbats, la question, pourtant largement voqus par les ONG, des consquences de la pauvret sur le dveloppement et la protection de la nature n’a trouv une rponse chez les experts et les chefs d’tat. La biodiversit tait une des cls du succs du sommet. C’tait aussi l’atout le plus fort de l’Afrique, grce la connaissance de ses populations, qui ont dvelopp pendant des sicles une trs grande varit de plantes, de semences, d’algues et autres sources biologiques, aujourd’hui convoites par des scientifiques, des mdecins des ingnieurs agricoles au service de multinationales, qui pratiquent selon les ONG la ‘bio-piraterie’, le vol des savoir-faire par les multinationales pharmaceutiques et agricoles, qui profitent de l’absence de toute rglementation pour exploiter les connaissances des communauts africaines, sans que jamais celles-ci n’obtiennent la moindre reconnaissance et paiement de leur droit de proprt sur leurs ressources et leurs mthodes. Or, sur ce sujet, le sommet n’a pas fait l’ombre d’une avance. La question des subventions aux agriculteurs des pays occidentaux, qui a provoqu le plus d’amertume chez les Africains, n’apparat pas dans la plateforme d’action du sommet. Les tats-Unis ont t critiqus tout au long du sommet cause de leur obstination ne pas ratifier le protocole de Kyoto. Pour les ONG, Johannesburg est un chec total. Les seuls se fliciter de la bonne tenue de ce sommet furent les Sud-Africains. Notes, rf. [Rsum ASC Leiden]

Title: Une longue numration de calamits
Author: Dissez, Anne
Year: 2002
Periodical: Gopolitique africaine
Issue: 7-8
Pages: 25-32
Language: French
Geographic term: Africa
Abstract: Le plan d’action de fin du sommet mondial pour un dveloppement durable, qui s’est tenu Johannesburg dbut septembre 2002, s’est rduit l’numration de calamits touchant le monde des pauvres, l’Afrique principalement, sans qu’aucune rponse ne soit apporte qui engage les pays riches de la plante. aucun moment des dbats, la question, pourtant largement voqus par les ONG, des consquences de la pauvret sur le dveloppement et la protection de la nature n’a trouv une rponse chez les experts et les chefs d’tat. La biodiversit tait une des cls du succs du sommet. C’tait aussi l’atout le plus fort de l’Afrique, grce la connaissance de ses populations, qui ont dvelopp pendant des sicles une trs grande varit de plantes, de semences, d’algues et autres sources biologiques, aujourd’hui convoites par des scientifiques, des mdecins des ingnieurs agricoles au service de multinationales, qui pratiquent selon les ONG la ‘bio-piraterie’, le vol des savoir-faire par les multinationales pharmaceutiques et agricoles, qui profitent de l’absence de toute rglementation pour exploiter les connaissances des communauts africaines, sans que jamais celles-ci n’obtiennent la moindre reconnaissance et paiement de leur droit de proprt sur leurs ressources et leurs mthodes. Or, sur ce sujet, le sommet n’a pas fait l’ombre d’une avance. La question des subventions aux agriculteurs des pays occidentaux, qui a provoqu le plus d’amertume chez les Africains, n’apparat pas dans la plateforme d’action du sommet. Les tats-Unis ont t critiqus tout au long du sommet cause de leur obstination ne pas ratifier le protocole de Kyoto. Pour les ONG, Johannesburg est un chec total. Les seuls se fliciter de la bonne tenue de ce sommet furent les Sud-Africains. Notes, rf. [Rsum ASC Leiden]