UNE ÉTUDE THÉMATIQUE DE BRITANNICUS DE JEAN RACINE

TABLE  DES MATIЀRES

INTRODUCTION

CHAPITRE I: PRÉSENTATION DE L’AUTEUR

1.1   L’homme

1.2   Ses œuvres

1.3   L’œuvre choisie : Britannicus

CHAPITRE II: LES THЀMES PRINCIPAUX

2.1    La soif du pouvoir

2.2    L’amour

2.3     Les frères- ennemis

2.4     Les angoisses

2.5     Le maître absolu

CHAPITRE III: LES THЀMES SECONDAIRES

3.1     La tyrannie

3.2     La jalousie

3.3     L’opposition des passions

3.4     La Méchanceté

3.5     La Mort

CONCLUSION

RÉFÉRENCES

BIBLIOGRAPHIE

SITOGRAPHIE

L’INTRODUCTION.

Le titre de ce mémoire est « Une étude thématique de Britannicus de Jean Racine.

Britannicus écrit en 1669, est une pièce de théâtre tragique. Britannicus est la deuxième grande tragédie de Racine. Cette pièce de théâtre est de courant littéraire qu’on appelle « Le classicisme »

Le classicisme est une  courant littéraire qui s’intéresse à la nature humaine ou le comportement de l’homme et non pas à la description des passages. C’est un courant littéraire qui prétend imiter la  nature (cf. Littérature française à la première vue, panorama de la  littérature française du moyen Âge à nos jours par Simeon Olayiwola). En effet, c’est l’évolution du théâtre pendant le 17e siècle qui aboutit à la mise en place progressive des règles. Ces règles sont formulées par les théoriciens tels La Mesnardière qui écrivent poétique en 1639, d’Aubignac, l’auteur de la pratique du théâtre publié en 1657 et le père Rêne Rapin auteur de Réflexions sur la poétique d’Aristote publie en 1674.

Voyons la règle des trois unités du théâtre classique:

  • Unité de temps: L’art doit respecter la règle des vingt-quatre heures. Il faut placer l’action dans une durée proche du temps vécu.
  • Unité de lieu: la scène que le spectateur a sous les yeux représente un lieu unique. L’action doit se concentrer dans ce lieu unique pour les raisons identique de vraisemblance.
  • Unité d’action: il faut concentrer l’action du public sur une seule intrigue supprimer toutes les actions secondaires.

D’autres règles existent dans le théâtre classique.

  • Le classicisme est guidé par d’autres conventions théâtrales qui proviennent, bien sûr, des dites particularités.
  • L’art Poétique, 1674 de Boileau, est un ouvrage composé de quatre livres dont le premier et le quatrième posent des questions d’esthétique générale avec le second et le troisième qui étudie les genres mineurs et les grands genres, essaie de fixer une étiquette très stricte pour que les écrivains se soumettent aux règles. Il présente une théorie complète de la tragédie classique.

« Mais nous, que la raison a ses règles engagé;

Nous voulons qu’avec art, l’action se ménage;

Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli,

Tienne jusqu’à la fin du théâtre rempli.

(cf. Lagarde et Michard, le XVIIe siècle, 1970, p.342)

Ce qu’il faut noter, d’ailleurs, c’est que les règles plaisent aux dramaturges car elles contribuent à une plus grande efficacité théâtrale.

Il existe aussi les particularités de la littérature classique doit se reposer sur les particularités suivantes.

  • Respect pour les anciens, c’est-à-dire, la tradition gréco-latine
  • Le culte des règles
  • Le contrôle du style
  • La morale: la littérature doit être utile, c’est-à-dire, comporter une intention moralisatrice pour édifier le public.
  • La simplicité: ceci consiste en la clarté contrôlée (à travers les unités)
  • La volonté et la lucidité: c’est-à-dire chaque auteur doit être lucide et raisonnable. Beaucoup d’importance doit être attachée à la lumière à la raison (cf. Boileau, Art poétique: « Aimez donc la raison; que toujours vos écrits empruntent d’elle seul…)
  • La nature et le naturel: la littérature classique n’admet pas d’imagination. L’écrivain doit aimer le beau et être contre tout excès et toute expression extraordinaire.
  • Les préceptes technique et esthétique: il s’agit de la séparation des tons (sublime et grotesque) et des genres (tragédie et comédie).
  • La réserve et la perfection: la littérature doit présenter le goût d’universalisation de l’expérience personnelle tout en évitant l’étalage du moi.
  • L’art de la litote: l’intensité de la passion pour une autre personne doit être contrôlée. Il faut éviter une passion exagérée.
  • Une esthétique normative: selon Boileau, « rien n’est beau que le vrai » il s’agit du culte du beau. L’écrivain est soumis aux règles classiques.

Au cours de ce travail, nous allons parler de la vie de l’auteur Jean Racine lui-même, c’est-à-dire la biographie- son éducation jansénistes et les débuts littéraires.

Dans le premier chapitre nous allons voir la vie de jean Racine, ses œuvres et puis l’œuvre choisie, c’est-à-dire le résumé (chapitre par chapitre) de Britannicus.

Dans le deuxième chapitre, nous étudierons les thèmes principaux à savoir la soif du pouvoir, l’amour, les frères- ennemis, les angoisses et finalement le maître absolu.

Les thèmes secondaires qui sont la tyrannie, la jalousie, L’opposition des passions, la méchanceté et la mort seront analysés dans le troisième chapitre.

Enfin, nous tirerons notre conclusion. Voyons maintenant le premier chapitre.

CHAPITRE I

PRÉSENTATION DE L’AUTEUR.

1.1     L’homme: Jean Racine est un auteur classique, né en 1639, il était le fils d’un greffier de la Ferté-Milon. Orphelin à l’âge de trois ans, il fut recueilli par sa grand-mère paternelle (marie Desmoulins) après la mort de sa mère en 1641 et son père en 1643. Jean Racine, en 1649, est élevé parmi les « Solitaires » du couvent de port- Royal.

Il confia son éducation à une institution sans égale au XVIIe siècle, les petites écoles du monastère de port – Royal. Ces écoles se distinguaient par la qualité et la « Modernité » de leur enseignement.

En effet elles proposaient l’étude du grec et du français quand les autres établissements notamment ceux des Jésuites, se bornaient à enseigner le latin à leurs élève. Elles favorisaient en outre l’étude des langues étrangères et la lecture de textes intégraux – et non pas seulement d’extraits comme c’était alors le cas dans la majorité des collèges.

Racine garda de cet enseignement une solide culture classique, et en particulier une bonne connaissance des tragiques grecs (Eschyle Sophoide et surtout Euripide), qui furent pour son théâtre des modèles et des sources d’inspiration.

Jeans Racine meurt à soixante ans, en manifestant une piété exemplaire et en demandant à être inhumé dans l’Abbaye de son enfance.

1.2.    Ses Œuvres

Jeans Racine fit ses débuts littéraires en composant des poèmes classiques comme Rédaction de AD Christum-promenades de Port-Royal écrit vers 1657, plus en 1660 il a écrit Ode à la nymphe de la seine suivit par rédaction des stance a Parthénice-Bains de vénus  écrit vers 1662. En 1663, Jean Racine à aussi écrit Ode sur la convalescence du roi -La Renommée aux muses. Entre 1664 et 1684, il n’a rien écrit sur poèmes mais surtout sur le théâtre. En 1685, il a écrit encore une poème idylle sur la paix et en 1694 cantiques spirituels qui était le dernier des poèmes de Racine.

Jean Racine a aussi des œuvres théâtrales qu’il a commencées en 1664 par La Thébaïde; une tragédie sanglante et cruelle. La  seconde Alexandre le Grand une  tragédie brillante en romanesque mais aucun des deux tragédies étaient d’un grand succès. En 1667, Racine a fait  sortir Andromaque, le livre en question qui obtint  en revanche un triomphe aussi éclatant et puissant.

En 1668, Racine a écrit les plaideurs, en 1669 est venu la publication de  Britannicus  et puis Bérénice en 1670 suivit par la publication de Bajazet écrit en 1672 et Mithridate en 1673, suivit par Iphigénie en 1674.

En 1677, malgré une cabale, Phèdre presse aux yeux des contemporains pour le chef- d’œuvres du théâtre français. Brusquement, après Phèdre, Racine qui était entré dès 1673 à l’académie Française, rompt avec le théâtre et cesse d’écrire pour la scène. Il était chargé d’honneurs officiels à la cours. Nommé historiographe du roi, avec Boileau, puis « gentil homme ordinaire de la chambre » Racine est désormais au nombre des familiers du monarque » un bon mariage, la paternité, les devoirs d’un courtisan, la célébration du règne remplissent la vie assiégé mais toujours brillante du glorieux écrivain. Puis, il y avait un retour au théâtre commençant par Idylle sur la paix en 1685.

En 1689 et 1691, deux tragédies bibliques, commandées à des fins édifiantes par me de maintenons, prouvent non seulement que l’auteur a conservé intact son génie mais aussi qu’il est capable de renouveler son art. Les deux tragédies ; Esther 1689 et Athalie 1689 marquent la fin du théâtre de Racine. Lorsque son l’heure de la retraite, cet homme du XVIIe siècle, comme tant de ses contemporains redevient un fervent chrétien, qui se détourne des grandeurs, de vanités terrestres pour aller à Dieu.

1.3   L’œuvre choisie

Britannicus, écrit en 1669, est un théâtre tragique par Jean Racine, Britannicus est la deuxième grande tragédie de Racine. Pour la première fois, l’auteur (Jean Racine) a un sujet dans l’histoire romaine. L’empereur   Claude a un fils, Britannicus, avant d’épouser Agrippine et d’adopter l’enfant qu’Agrippine a eu d’un précédent mariage. Néron a succédé à Claude. Il gouverne l’empire avec sagesse au moment de la tragédie. Racine raconte l’instant précis où la vraie nature de Néron se  révèle. Sa passion subite pour Junie, Britannicus, le pousse à se libérer de la domination d’Agrippine et à assassiner  son frère adoptif.

Comme c’est le cas généralement chez  Racine, Néron est poussé moins par la crainte d’être renversé par Britannicus qu’une rivalité amoureuse. Son désir pour Junie est empreint de sadisme envers la  Jeune femme et envers tout ce qu’Agrippine est une mère   possessive qui ne supporte pas de perdre le contrôle de son fils et de l’empire. Quant à Britannicus donne son nom  la pièce, mais son personnage paraît par rapport à ces deux figures.

Le succès n’est arrivé que peu à peu Britannicus soit aujourd’hui la deuxième pièce de Racine, la plus souvent  jouée  par comédie- française après Andromaque et c’est l’une des pièces les plus souvent étudiées au lycée. Résumons la pièce maintenant, acte par acte.

 1.3.1  ACTE 1 (Les Angoisses d’Agrippine)

Britannicus  relate un épisode de la  vie de l’empereur Néron, qui arrive sur le trône grâce aux stratagèmes de sa mère Agrippine. Ce dernier a en effet épousé l’empereur Claude, père de Britannicus. Après avoir éloigné Britannicus du trône en le disgracié aux yeux de son père, elle se débarrasse  de l’empereur Claude en l’empoisonnant. Néron peut alors accéder au pouvoir. La pièce de Jean Racine nous montre la  naissance de la monstruosité de Néron. Au début de la pièce, il vient d’enlever l’amante de Britannicus, Junie. Arrive alors ce dernier, qui se laisse convaincre par le conseiller de Néron d’Accepter l’offre de vengeant d’Agrippine : celle- ci, n’ayant pas digéré de se voir écarté des projets de son fils, ferait de Britannicus (demi-frère de Néron) le nouvel empereur.

1.3.2      ACTE 2 (La Jalousie de Néron)

Néron apprend à narcisse (le gouverneur de Britannicus, qui espionne son maître pour Néron) qu’il est tombé amoureux avec Junie, cette nuit même, en voyant la Jeune fille pleurs (II, 1) celle-ci, horrifiée, refuse par amour pour Britannicus. Néron lui ordonne alors de rompre avec son amant pour éviter la mort à ce dernier. Junie refusant ses avances (II, 3), Néron organise entre elle et Britannicus une entrevue où elle devra faire comprend l’homme qu’elle ne l’aime plus. Sinon, il le tuera. Junie fait ce qu’on lui demande (II, 6), mais elle ment si mal que Néron décide de supprimer Britannicus.

1.3.3      ACTE 3 (Hésitations de Burrhus et d’Agrippine).

Luttes en coulisse pour le pouvoir: Burrhus s’inquiète des outrances de Néron et s’en ouvre à Agrippine, mais lorsqu’il dit prête à favoriser la conquête du pouvoir par Britannicus, il s’effraie et défend Néron, Agrippine se confie à Albine de colère de voir le pouvoir lui échapper, elle éprouve une sorte de dépit amoureux face à l’amour de Néron pour Junie. Britannicus  lui apprend qu’il a obtenu le soutien de membres importantes du sénat contre Néron elle s’alarme (III, 1-2-3). Tandis qu’Agrippine pense toujours à se venger, Junie révèle à Britannicus le stratagème de Néron. Mais ce dernier survient et fait emprisonner son  rival, tout en maintenant Agrippine enfermée au palais.

1.3.4      ACTE 4 (Hésitations de Néron).

Agrippine obtient enfin une tête à tête avec Néron: elle lui rappelle tout ce qu’elle a fait pour lui et se défend de toute à Britannicus. Néron promet de se réconcilier avec Britannicus. Lors d’un festin qu’il organisera, mais, il hésite toujours entre la réconciliation et la vengeance. Néron explique ensuit à Burrhus que cette modération n’est qu’une feinte et qu’il fait assassiner Britannicus. Mais il conjure de revenir sur cette décision néfaste, mettant sa vie dans la balance. Il parvient à ébranle Néron, mais l’empereur convainc qu’il est trop tard et que l’ordre d’empoisonner Britannicus a été donné.

1.3.5   ACTE 5 (Le dénouement)

Malgré les craintes exprimées par Junie, et encouragé par les assurances donnés par Agrippine, Britannicus se refuser l’offre par Néron, pour sceller la réconciliation. Pendant qu’Agrippine s’attarde quelques instants en compagnie de Junie a fait irruption et leur apprend la mort de Britannicus, empoisonné par les soins de narcisse (gouverneur de Britannicus) (v,1-2-3-4-5)